Ca fait maintenant une dizaine de jours que je n’ai pas touché à mon blogue. J’ai un séminaire à organiser pour le 23 septembre qui aura pour but de créer une discussion entre la jeunesse sud-africaine et la jeunesse immigrante du pays. En tout, 80 jeunes y participeront.
L’an passé, dans un de mes cours de politique publique avec comme professeur Laurence Bherer, j’ai visionné un vidéo sur youtube qui parlait d’un organisme nommé Americaspeaks. En gros, Americaspeaks organise des conférences selon un concept de tablerondes. 10 personnes, chacune ayant des caractéristiques, un statut social et un passé différents, s’assoient autour d’une table et tente de résoudre des problèmes dans leur communauté. Par exemple, le présentateur pose une question d’intérêt général: ” Trouvez-vous qu’il y a assez d’espaces verts dans votre quartier?”. Les participants doivent donc par la suite débattre sur le sujet et essayer de trouver des solutions au problème si il y en a un. En terme d’empowerment des citoyens, je crois que la méthode d’Americaspeaks est difficile à battre.
Pour mon séminaire, j’aimerais adopter la même technique. 80 étudiants, 40 sud-africains et 40 immigrants. 10 tables de 8, chacune avec 4 sud-africains et 4 immigrants. Le présentateur pose une question du genre: ” Les différences culturelles dans votre milieu scolaire sont-elles génératrices de tensions entre les étudiants ? ”. Une quinzaine de minutes pour répondre à la question, et ensuite on passe à une autre.
Je trouve très ennuyeux le modèle du séminaire selon lequel un auditoire écoute parler quelqu’un pendant 2 heures, et qu’après il y a une période de question de 10 minutes. Je pense que le modèle d’Americaspeaks est efficace dans le sens qu’il met des citoyens ordinaires (qui sont les premiers à être affecté par les problèmes ) à l’avant plan, et leur donne priorité de parole avant un quelconque expert qui rédige articles après articles, mais qui somme toute n’influence aucune décisions gouvernementales.
J’ai parlé de ce type de séminaire que j’aimerais organiser au dernier meeting, Emily (la boss) semblait très motivée elle aussi à l’idée. À savoir maintenant si le tout pourra se réaliser, ce qui est une autre paire de manche. Tout le monde au bureau semble en retard sur leur projet et un peu perdu. Comme je le cite dans mes articles précédents, le management n’est pas la grande force du CSVR.


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